Association d'information sur l'allergie et l'asthme

C’est la fête!

Hourra pour les fêtes – la Saint-Valentin, Pâques, les anniversaires, les soirées pyjama, les graduations, Noël, l’Halloween, le camp d’été, les excursions scolaires... La plupart des gens ont hâte de célébrer, mais pour les parents d’enfants allergiques, ces événements sont souvent source de moments d’angoisse, plutôt que de joie. Souvent ce n’est qu’après avoir vécu avec des allergies alimentaires, qu’on réalise à quel point la nourriture occupe une place importante au sein de ces célébrations. En tant que parents, nous ne voulons pas soustraire nos enfants de ces événements, mais nous ressentons de la peur, de l’angoisse et nous craignons de ne pouvoir bien protéger nos enfants.

La façon dont une famille vit ces événements repose sur plusieurs facteurs.

Il n’existe malheureusement pas de façon spéciale de faire face à ces événements, mais je crois qu’avec beaucoup de planification, on peut utiliser ces événements pour enseigner des façons d’agir à nos enfants qui serviront toute la vie. Ces événements nous donnent l’opportunité d’apprendre à nos enfants comment régler un problème, d’accepter les déceptions qui sont inévitables et développer des stratégies positives tout en souhaitant que les faire participer à la décision à prendre les rendront plus responsables face à leur sécurité. Ci-joint vous trouverez des idées et des stratégies qui, je l’espère, pourront créer une expérience heureuse, non basée sur la peur, pour assurer la sécurité de l’enfant.

Lignes générales à suivre

L’enfant devrait toujours avoir son auto-injecteur avec lui. Si l’enfant ne l’a pas sur lui, assurez-vous que la personne en charge sache où se trouve l’auto-injecteur et que ce dernier soit rapidement et facilement accessible.

Il est recommandé que l’enfant porte un bracelet MedicAlert qui identifie ses allergies, les informations médicales, le traitement requis et les numéros de téléphone d’urgence.

Une bonne préparation est la clé

Un vieux proverbe dit « qu’il vaut mieux prévenir que guérir. » Cela dit, il est important pour les parents et les enfants de discuter d’avance de la fête ou de l’événement en question. D’abord, en tant que parents, il est primordial de reconnaître nos peurs, notre anxiété et nos sentiments. Parlez-en avec votre conjoint, un ami, un autre parent ou un membre de l’AIAA pour du soutien. Discutez de ce qui est difficile pour vous dans cette situation et comment vous pourriez composer avec votre anxiété. N’oubliez pas que les enfants ne perçoivent pas toujours les choses comme les adultes. Selon l’âge de l’enfant, demandez-lui comment il ou elle se sent face à cet événement, quelles sont ses pensées et ses craintes. Ensuite, écouter est la clé. Quelquefois, l’enfant a juste besoin d’être écouté et ne nous demande pas une solution au problème. Comprenez ses sentiments et rassurez-le qu’il est normal de ressentir de la colère ou une déception quand il est exclu parce qu’il ne peut pas participer comme les autres.

Maintenant il est temps de passer des émotions aux actions. Toujours selon l’âge, faites-le participer pour trouver une solution au problème que vous avez identifié. S’il y a un intervenant autre que les parents, il faut s’assurer au préalable que cette personne a une bonne connaissance des allergies, des mesures d’urgence et qu’elle est confortable avec la façon d’administrer l’auto-injecteur. Faites-la pratiquer avec un auto-injecteur témoin et lui demandez-lui si elle a des questions. S’il y a des aliments que l’enfant ne peut pas manger, demandez à l’enfant de vous aider à choisir des substituts qu’il ou elle voudrait avoir à la place : une gâterie spéciale remise auparavant au professeur où l’accessibilité à un micro-onde pour réchauffer des aliments provenant de la maison. Essayez de mettre l’accent sur les activités plutôt que sur la nourriture – par exemple, décorez la maison, parlez de l’aspect religieux de la fête, des jeux et du plaisir.

Nous savons pertinemment que malgré tous les efforts pour être bien préparé, il y a toujours des facteurs extérieurs que nous ne pouvons pas contrôler. Les événements spéciaux sont souvent remplis d’activités. Voilà pourquoi il est impératif de décider avec votre enfant et la personne en charge d’un plan d’action au cas où il y aurait une réaction allergique. Enseignez à votre enfant à reconnaître les symptômes, la personne à qui il peut demander de l’aide, ce qui arrive après l’injection et ce qui se passe à l’hôpital, etc.

En prévenant à l’avance, on peut apprendre à l’enfant comment gérer ces situations difficiles. Demandez-lui, par exemple : quelle serait ta réaction si tous tes amis te disaient qu’un aliment est sécuritaire et qu’ils voudraient que tu en manges? Que dirais-tu? Pratiquer donne à l’enfant un sentiment de contrôle et développe sa confiance en lui dans sa façon de vivre avec ses allergies.

Sommairement, il est important de reconnaître nos propres sentiments et nos stratégies pour faire face à notre anxiété. N’oubliez pas de demander à l’enfant comment il se sent à propos de cet événement. Permettez-lui d’exprimer ses sentiments et reconnaissez ses inquiétudes. Les célébrations nous donnent l’opportunité d’enseigner des leçons de vie à l’enfant. Selon la maturité de l’enfant, on peut, en l’incluant dans la décision à prendre et en anticipant les défis, minimiser ses déceptions le plus possible et créer pour lui un milieu plus sécuritaire.

Bien que faire face aux fêtes, aux congés et aux événements spéciaux puisse parfois être difficile, il est important d’essayer et de garder les allergies en perspective. Même avec les meilleures intentions, nous ne pouvons pas tout contrôler. Souvenez-vous et rassurez-vous. Il y a des mesures d’urgence en place pour aider votre enfant au cas où le pire des scénarios venait à se présenter et que votre enfant fasse une réaction. L’auto-injecteur est disponible, MedicAlert fournit un accès rapide aux renseignements médicaux, la personne en charge est bien formée et vous avez discuté d’un plan d’action avec elle.

En tant que mère ayant vécu avec un enfant anaphylactique pendant cinq ans, je sais que ce n’est pas facile. On est triste de voir notre enfant laissé de côté. On craint que la personne en charge ne sache pas reconnaître les symptômes d’une réaction allergique. On a peur de l’inconnu. Mais je sais également que les fêtes sont normales, incontournables et une partie importante du développement de notre enfant. Donc, comme tout ce qui se rapporte à l’éducation d’un enfant, nous ne pouvons que faire de notre mieux. N’hésitez pas à téléphoner l’AIAA pour discuter avec des parents qui vivent la même situation que vous et participez aux réunions mensuelles à l’hôpital Montréal pour enfants. Avec chaque célébration passée sans problèmes, on peut respirer un peu plus facilement, du moins jusqu’à la prochaine invitation.

Kelina Leeks
Montréal

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